mardi 25 novembre 2008

La pente est rude pour les casinos

L’enjeu est de taille. Et c’est peu de le dire… Les salles de casino tirent la sonnette d’alarme. La situation devient pour le moins inquiétante. Que se passe-t-il au juste ? Rien n’est plus comme avant. Ils affichent pour l’ensemble des activités du parc casinotier une baisse de près de 20% et demande aux pouvoirs publics de prendre conscience de cet état de fait, afin d’arrêter au plus vite cette perte de vitesse inexorable.

Plusieurs raisons expliquent pourquoi les maisons de jeux en sont arrivées là. Hormis la crise économique et financière qui affecte le monde entier, l’interdiction de fumer dans les lieux publics a été dévastateur pour les casinos. En effet, pour beaucoup de joueurs, le jeu et la cigarette sont indissociables. Vrais fumeurs et fumeurs occasionnels n’ont aucun plaisir à jouer s’ils n’ont pas le « goût du tabac dans la bouche » ou bien tout simplement la gestuelle automatique qui les accompagne habituellement. Cela a pour conséquence une diminution de la fréquentation des visiteurs dans les établissements de jeux ou bien une limitation de leur présence dans ces lieux. Un autre facteur de la baisse du chiffre d’affaires des complexes de jeux vient de la généralisation des contrôles d’identité qui se font depuis 2006 à l’entrée des bâtiments et qui sélectionnent d’office les personnes entrants. De ce fait, mineurs et interdits de jeux ne peuvent plus pénétrer dans le milieu.

Les représentants des organisations patronales des casinos, Casinos de France et Syndicat des casinos modernes de France pour les citer, attirent l’attention du gouvernement sur les taxes trop élevées dont les maisons de jeux sont redevables. Aussi, une réduction des charges est-elle demandée, ainsi qu’un assouplissement des règles qui régissent le milieu des jeux, éléments qui pourront aider le métier à s’en sortir.

Les casinotiers ont pris conscience de l’enjeu de taille qui les guette. Si cette situation s’éternise, il est certain que des casinos se verront dans l’obligation de fermer leurs portes et de licencier du personnel, regrettable quand on sait que 18 000 personnes travaillent pour un parc de 197 établissements de jeux. Pour d’autres, il n’y aura de choix que d’ouvrir à certaines périodes et de rester fermé le reste du temps.

Mais même si la Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie arrivait à alléger la lourde fiscalité des impôts, le temps d’aider les casinos à se renflouer, un autre problème de taille étouffe ces derniers, à savoir la concurrence illégale des jeux et paris en ligne qui prennent une grosse part du marché revenant normalement aux établissements terrestres. Tant que la libéralisation des sites sur internet ne se fera pas en France, ce qui veut dire pas avant début 2010, on se demande comment Partouche, Barrière, Tranchant et les autres vont s’en sortir. Pour le moment, l’heure est à la requête auprès des pouvoirs publics, les seuls habilités à pouvoir aider en attendant des jours meilleurs…

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