Le nombre de croupiers ayant suivi une véritable formation, dans une école spécialisée appropriée est rare et de plus en plus demandé. La pénurie de croupiers est un problème à laquelle deux anciens employés de casino ont décidé de réfléchir et de trouver une solution. C’est maintenant chose faite, avec la création d’une école spécialisée dans la formation des croupiers de casino et qui a vu le jour fin septembre dans un canton de Suisse.
Cette école privée est née à Sion et ses créateurs sont Carlos Pires et Filipe Soares. Carlos Pires a commencé sa formation à Crans-Montana en Suisse et a bénéficié des cours d’une école anglaise connue et pointue en matière de discipline. Ayant gravi les échelons, il se positionnera très vite parmi les membres de la direction du casino suisse, où il a compris l’enjeu de ne pas trouver facilement de bons croupiers formés, ce qui n’existe tout simplement pas en Suisse. La pénurie de croupiers est un problème en soi et porte préjudice d’une certaine façon à nombre d’établissements de jeux. Carlos Pires s’associe donc à Filipe Soares qui, même si son parcourt est moins long que celui de son acolyte, sera tout aussi intense et il commencera au Kosovo, puis en Hongrie avant d’arriver en Suisse.
Cette école a pour but de former véritablement de nouveaux croupiers au monde des jeux d’argent, de la façon la plus drastique qui soit, en termes de discipline, de rigueur et de maîtrise. Les cours qui y sont dispensés sont de l’ordre de quelques trois cents cinquante heures, en théorie et en pratique, dans des casinos reconstitués, pour permettre aux croupiers d’être en situation. Les élèves sont filmés et leurs attitudes analysées, pour mettre en exergue leurs défauts et leurs qualités et les aiguiller en fonction. Prestance, maîtrise de soi, rigueur et aptitude à une très grande concentration, sont autant de paramètres que l’on demande à un bon croupier. L’objectif principal de cette école est de former pour le moment une soixantaine de joueurs en herbe, chaque année, et les cours dispensés portent sur les règles traditionnelles de jeux, tels le poker, la roulette, le black jack, mais aussi sur la façon de manipuler les cartes, la boule et les jetons. Tout un programme concerne également la communication des croupiers, avec les joueurs et leur aptitude à déceler les arnaqueurs qui ne manquent malheureusement pas.
Ouvrir cette école n’a pas été simple et après des mois de tergiversations, l’autorisation d’exploitation et de délivrance du diplôme de croupier est reconnue par la Commission Fédérale des Maisons de Jeux, ainsi que par la Fédération des casinos suisses. D’ici quelques temps, il se pourrait que d’autres formations complémentaires soient dispensées, notamment concernant les métiers de techniciens en machines à sous ou bien d’opérateurs en vidéo.
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