vendredi 28 novembre 2008

Fondement des accusations portées à l’encontre de la FDJ

Accuser la Française des Jeux peut mener loin et fort heureusement ne pas avoir de conséquences désastreuses… le tout étant de ne pas outrepasser les limites. C’est l’histoire de Robert Riblet, sexagénaire, qui n’a pas froid aux yeux. Il a n’a pas hésité à fomenter des paroles malheureuses à l’encontre de la FDJ et même à lui écrire, en dénonçant des pratiques peu louables, tricheries organisées et discriminations à l’encontre des joueurs, en ce qui concerne les jeux de grattage de cette société. En d’autres termes, les joueurs grattent des tickets non gagnants d’avance voués à l’échec. Cette affaire remonte à février 2006, époque où cet ingénieur à la retraite, s’adressant à plusieurs canaux médiatiques, tels que Europe 1, Le Figaro, 20 minutes, JDD, a dit ce qu’il pensait de la FDJ et de ses agissements. Le juge de la 17e chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris n’a pas vu de démesure à la liberté d’expression, dans les propos de notre homme et lui donne même du crédit, accordant que ses allégations, dont sont témoins de nombreuses personnes y compris des buralistes, sont probantes. Pour explications, les livrets de billets comportant l’ensemble des feuillets ont un gain total de 50 €, le maximum qu’on puisse avoir étant de 20 € pour un billet. Certains buralistes ayant compris la supercherie dès que les billets gagnants sont grattés, n’hésitent pas à mettre de côté les livrets restants et non gagnants et les proposent à leur clientèle. La répartition des tickets de grattage est faite de telle sorte que les joueurs piochent dans les carnets où ne figurent plus le ou les billets gagnants. Autrement dit, ils grattent des tickets sans avoir d’office aucune chance de gagner, ce qu’ils ne peuvent bien sûr qu’ignorer. Cette répartition des billets gagnants dans les carnets de tickets est connue des buralistes et plusieurs auraient même avoué à Robert Riblet que cette pratique est courante et à l’insu des joueurs, auquel cas ceux là mêmes ne joueraient plus…

Devant la dénonciation du retraité qui dérange les esprits, la Française des Jeux lui aurait proposé la somme de 450 000€ pour « oublier » cette histoire d’intégrité de la société d’Etat. Mais le sexagénaire n’entent pas en rester là et est poursuivi pour propos diffamatoires. Le 26 novembre, on apprend que la FDJ perd son procès en diffamation et que Robert Riblet est relaxé dans le dossier des médias et presse auxquels il a fait part de ses accusations Pour le Tribunal de Grande Instance, l’ensemble des faits rapportés par cet homme, ainsi que les éléments prouvant ses allégations confèrent crédit et véracité, que même « Capital » confirme, ayant mené sa propre enquête.

Evidemment, la FDJ nie tous les faits et parle de failles dans le système.

Pour l’heure, l’accusateur réclame la somme de 2 millions d’euros à une société qui, comme il le dit, l’a pris de haut et n’a pas fait état du sérieux de ses allégations déjà en 2001, lorsqu’il a soulevé le problème. Cet ancien gagnant au quinté attend tranquillement, maintenant que les études sur les jeux de grattage qu’il a menées ne sont plus contestées…

mardi 25 novembre 2008

La pente est rude pour les casinos

L’enjeu est de taille. Et c’est peu de le dire… Les salles de casino tirent la sonnette d’alarme. La situation devient pour le moins inquiétante. Que se passe-t-il au juste ? Rien n’est plus comme avant. Ils affichent pour l’ensemble des activités du parc casinotier une baisse de près de 20% et demande aux pouvoirs publics de prendre conscience de cet état de fait, afin d’arrêter au plus vite cette perte de vitesse inexorable.

Plusieurs raisons expliquent pourquoi les maisons de jeux en sont arrivées là. Hormis la crise économique et financière qui affecte le monde entier, l’interdiction de fumer dans les lieux publics a été dévastateur pour les casinos. En effet, pour beaucoup de joueurs, le jeu et la cigarette sont indissociables. Vrais fumeurs et fumeurs occasionnels n’ont aucun plaisir à jouer s’ils n’ont pas le « goût du tabac dans la bouche » ou bien tout simplement la gestuelle automatique qui les accompagne habituellement. Cela a pour conséquence une diminution de la fréquentation des visiteurs dans les établissements de jeux ou bien une limitation de leur présence dans ces lieux. Un autre facteur de la baisse du chiffre d’affaires des complexes de jeux vient de la généralisation des contrôles d’identité qui se font depuis 2006 à l’entrée des bâtiments et qui sélectionnent d’office les personnes entrants. De ce fait, mineurs et interdits de jeux ne peuvent plus pénétrer dans le milieu.

Les représentants des organisations patronales des casinos, Casinos de France et Syndicat des casinos modernes de France pour les citer, attirent l’attention du gouvernement sur les taxes trop élevées dont les maisons de jeux sont redevables. Aussi, une réduction des charges est-elle demandée, ainsi qu’un assouplissement des règles qui régissent le milieu des jeux, éléments qui pourront aider le métier à s’en sortir.

Les casinotiers ont pris conscience de l’enjeu de taille qui les guette. Si cette situation s’éternise, il est certain que des casinos se verront dans l’obligation de fermer leurs portes et de licencier du personnel, regrettable quand on sait que 18 000 personnes travaillent pour un parc de 197 établissements de jeux. Pour d’autres, il n’y aura de choix que d’ouvrir à certaines périodes et de rester fermé le reste du temps.

Mais même si la Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie arrivait à alléger la lourde fiscalité des impôts, le temps d’aider les casinos à se renflouer, un autre problème de taille étouffe ces derniers, à savoir la concurrence illégale des jeux et paris en ligne qui prennent une grosse part du marché revenant normalement aux établissements terrestres. Tant que la libéralisation des sites sur internet ne se fera pas en France, ce qui veut dire pas avant début 2010, on se demande comment Partouche, Barrière, Tranchant et les autres vont s’en sortir. Pour le moment, l’heure est à la requête auprès des pouvoirs publics, les seuls habilités à pouvoir aider en attendant des jours meilleurs…

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Casino Riva a fait peau neuve et le site actuel est encore plus attrayant que par le passé, ce qui n’est pas peu dire ! Avec sa réputation de salle numéro 1 du web francophone, Casino Riva est le lieu idéal pour les amateurs de jeux de casino en ligne. Son tout nouveau design est enchanteur et rend la tâche encore plus facile et agréable aux joueurs ! De magnifiques couleurs, toutes les informations clairement indiquées, d’une facilité et simplicité d’utilisation optimales et d’une rapidité proprement époustouflante, ce site ‘nouvelle façon’ va enchanter les visiteurs !

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dimanche 23 novembre 2008

Bien joué MAM !

Ca y est c’est décidé. Les casinos ne s’en tiendront plus à cent tournois de poker par an, mais auront la possibilité de dépasser ce chiffre, dès lors qu’ils organiseront les échanges à l’extérieur de leur bâtiment. C’est ce qu’a entériné notre Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, devant la chute des établissements de jeux et les conséquences de celle-ci en termes de finances pour l’Etat.

Bien sûr, ces mesures n’ont pas été décidées sur un coin de table, mais bien étudiées et analysées, pour le plus grand bonheur des casinotiers et bien entendu des férus de jeux d’argent.

La situation est inquiétante. Les établissements de jeux rencontrent des problèmes énormes et certains parlent même de fermer leurs portes. L’âge d’or des casinotiers est loin derrière et nombreux sont les facteurs de crise que subissent ces établissements, qui ont fait la fierté de certains sites touristiques français, des années durant.

L’assouplissement de cette nouvelle règlementation ne se fera que sous le contrôle des casinos, ce qui veut dire que les membres du personnel casinotier seront présents pour gérer les tournois.

La Ministre ne manquera pas de signer prochainement un décret donnant droit, aux maisons de jeux, d’organiser des tournois de poker hors de leurs propres enceintes, au nombre minimum de cent rencontres, avec demandes d’autorisation à trois semaines avant la date des tournois. Ce décret prévoit également d’autres ouvertures et changements en faveur des machines à sous et tables de jeux.

Partouche, Tranchant, Barrière et bien d’autres connaissent la crise des casinos. Pour eux, les problèmes de fond ne seront pas réglés. Bien sûr, cette nouvelle règlementation va d’une certaine façon apaiser les esprits, mais il en faudra beaucoup plus pour venir à bout des véritables problèmes qui sont là et bien présents.

La vive concurrence des jeux en ligne est le coup de massue sur la tête des casinos terrestres, concurrence qui va être légalisée d’ici un an et qui ne va pas dans leur sens. Les casinotiers aimeraient être associés à cette libéralisation et devant une Française des Jeux qui ne cesse d’innover et de se disperser, ils perdent pied.

En un an, le nombre des joueurs en ligne a plus que doublé, ce qui est énorme. Les salles de jeux virtuelles drainent un argent fou et l’addiction n’est que plus forte, notamment en ce qui concerne le poker. Les règlementations en faveur des casinos sont dans l’ensemble intéressantes et vont amortir quelque part la chute des casinos, mais ne règleront jamais qu’en surface les nombreux problèmes dont ils sont les principales victimes.

jeudi 20 novembre 2008

Le casino se met au poker

Tout comme son voisin du Lac-Leamy, situé à Gatineau au Québec, le casino de Charlevoix donnera le libre accès le 14 novembre, à ses croupiers, pour diriger le Texas Hold’em sur quatre tables. Une première qui créé beaucoup d’enthousiasme parmi ses joueurs qui pourront ainsi manipuler cartes et jetons. Les tables électroniques, plus rapides, continueront de guider les joueurs moins habitués. Ce moment était attendu depuis longtemps et vient à point pour le grand ravissement des amateurs de cette variante de poker, largement populaire aux Etats-Unis et au Canada.

Le casino de jeux de Charlevoix est basé dans une région naturelle et historique du Québec, située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, entre la Petite-Rivière-Saint-François et l’embouchure du Saguenay. Cette région est réputée pour être très touristique. Elle est divisée en deux municipalités régionales entre la Malbaie et la Baie Saint-Paul. L’établissement est situé dans un édifice centenaire et donne sur une vue féérique. Composé de 800 machines à sous, de 20 tables de jeux et d’un salon Keno, il met à la disposition de ses visiteurs de nombreuses attractions et toutes sortes d’évènements culturels et ludiques. Cette maison de jeux de Charlevoix a été inaugurée le 24 juin 1994 dans l’ancien théâtre d’été du Manoir Richelieu, autrefois nommé LE CASINO, sur la falaise de Pointe-au-Pic, un site panoramique fréquenté depuis près d’un siècle par de nombreux vacanciers. C’est en 1999, après avoir été associé à Loto-Québec, Canadien Pacifique et Fonds de solidarité, que le casino de Charlevoix devient le premier établissement à être jumelé à un établissement hôtelier et devient, par la même, un centre d’envergure internationale. Puis, des travaux de rénovation sont faits de manière régulière, ce qui donne à ce complexe une dimension et une renommée à caractère international.

Le Casino de jeux du Lac-Leamy, quant à lui, est l’un des trois casinos que gère la Société des casinos du Québec qui est une filiale de Loto-Québec. Inauguré le 24 mars 1996, sous le nom de Casino de Hull, il se transforme en complexe hôtelier avec, en 2001, la construction d’un hôtel Hilton Lac-Leamy, de bars, restaurants, d’un théâtre avec une capacité de 1000 places et d’un centre de congrès de 1800 places. Dans un décor de rêve, il offre à sa clientèle 69 tables de jeux, 1889 machines à sous ainsi qu’un salon keno. Il est reconnu pour son service et sa performance et sa réputation n’est plus à faire. Il est l’un des trois casinos que gère la Société des casinos du Québec qui est une filiale de Loto-Québec. Inauguré le 24 mars 1996, sous le nom de Casino de Hull, il se transforme en complexe hôtelier avec, en 2001, la construction d’un hôtel Hilton Lac-Leamy, de bars, restaurants, d’un théâtre avec une capacité de 1000 places et d’un centre de congrès de 1800 places. Dans un décor de rêve, il offre à sa clientèle 69 tables de jeux, 1889 machines à sous ainsi qu’un salon keno. Il est reconnu pour son service et sa performance et sa réputation n’est plus à faire. Le Casino de jeux du Lac-Leamy est basé à Gatineau, au Canada. Le 12 décembre prochain, il y aura un évènement marquant au casino de jeux québécois. En effet, ce sera le jour où les croupiers feront leur entrée et dirigeront le poker Texas Hold’em sur 7 tables.

mardi 11 novembre 2008

Tournois de poker en Suisse

C’est au Centre de Conférence de la Praille, en Suisse Romande, que de nombreux joueurs se sont rassemblés pour disputer le championnat de France, l’un des plus grands tournois de poker. Ce n’est pas moins de 358 joueurs donc qui se sont affrontés à Genève, ce week-end, ce qui montre l’intérêt que portent de plus en plus d’adeptes de ce jeu. Quelques mots sur le poker pour bien comprendre ce qu’il est et représente. Le poker est une famille de jeux de cartes qui comprend de multiples formules et variantes. On le pratique à plusieurs joueurs avec un jeu de 52 cartes et des jetons qui indiquent les sommes misées. Alternativement, distributions de cartes et tours d’enchères complètent les séquences de jeu, le but étant de remporter les jetons des adversaires en formant la meilleure combinaison de cinq cartes ou bien en faisant abandonner le coup. Dans ce jeu d’argent, il est nécessaire d’avoir une connaissance intuitive des probabilités et des mécanismes de distribution des mains, de leur optimisation dans la variante jouée et de la psychologie du jeu et de ses adversaires. Le poker n’est pas vraiment un jeu de hasard, mais plutôt un jeu d’intuition, de réflexion, de psychologie et bien-sûr de mathématiques.

Pour ce quatorzième tournoi de poker qui s’est déroulé pour la première fois à Genève, les gens n’ont pas hésité à se déplacer et venir de très loin. Pour rien au monde ils n’auraient loupé une telle rencontre. Devant la recrudescence de passionnés par le poker en Suisse, il semblait évident d’organiser cette manifestation dans cette région.

Lors du tournoi, il était difficilement imaginable qu’il y ait autant de personnes, tellement le calme régnait et la tension était palpable. L’émotion et la concentration qui dominent, l’atmosphère tellement particulière, sans parler de l’aspect psychologique du jeu, sont autant d’éléments qui retiennent toute l’attention du joueur. Le poker demande une grande maîtrise de soi et un contrôle, tel que le joueur se doit de beaucoup se concentrer pour ne pas montrer son jeu à son adversaire. Tout est dans l’attitude et l’absence d’émotion. Il ne faut en aucun cas laisser transparaître ses sentiments et ses émotions si on veut tenir le jeu…

mercredi 5 novembre 2008

La Française des jeux et l’addiction

La Française des jeux semble enfin prendre ses responsabilités face à l’addiction aux jeux. Récemment, elle édictait une Charte Ethique, distribuait des dépliants mis à disposition dans les cafés puis proposait des formations aux distributeurs de jeux (buralistes, cafetiers …). Aujourd’hui, elle met en place une unité de recherche psychiatrique et de formation sur l’addiction aux jeux en ligne ou non, le CRJE (Centre de Référence sur le Jeu Excessif). Avec 600 000 personnes touchées en France, on peut se dire qu’il était temps. Il est bon de rappeler que ce fléau entraîne des conséquences dramatiques pour ses victimes : perte d’emploi, surendettement, divorces, suicides …

De la réelle utilité du CRJE

L’ouverture du CRJE est-elle vraiment une opération philanthropique d’intérêt général et son efficacité sera-t-elle visible ? On peut en douter. En fait, son budget de financement paraît dérisoire : 750 000 €. C’est plus de 20 fois moins que l’investissement en étude et en communication pour le lancement du nouveau Loto : 15 millions d’euros. L’entreprise n’est pas crédible quand elle veut combattre l’addiction d’un côté et qu’elle avoue, de l’autre, espérer attirer 3 millions de nouveaux joueurs et 20 % de recettes avec son nouveau jeu. En regardant les chiffres de plus prêt les préoccupations réelles de la Française des jeux sautent aux yeux. 750 000 € pour 600 000 joueurs pathologiques contre 15 millions d’euros pour attirer 3 millions de joueurs en plus, si les calculs sont bons, l’entreprise publique est prête à investir 5 € par nouveau joueur potentiel du Loto mais ne souhaite guère dépenser plus d’1 euros pour les drogués du jeu.

Le nouveau loto forme les futurs malades du CRJE

Le fonctionnement du nouveau loto semble ignoré totalement le nouveau combat de la Française des jeux contre l’addiction. En effet, tout est fait pour rendre le joueur encore plus accro. D’après de nombreuses études, le délai entre la mise et les gains et la perspective initiale d’un gros gain sont parmi les facteurs de vulnérabilité les plus importants. On retrouve étrangement ici, tous les ingrédients du nouveau loto. Les tirages sont plus rapprochés et plus nombreux. De deux par semaine, ils passent à trois. Les gros lots sont augmentés, de 1,2 millions d’eux en moyenne il passe à 7. Avec son nouveau Loto, la Française des jeux multiplie les chances de remporter des petits lots de l’ordre de 5 € environ. Un élan de générosité diront certains. Erreur, un document officiel de 1989 expliquait déjà que les petits lots « font presque toujours l’objet d’un réemploi sur le point de vente ». Ainsi, l’entreprise espère, avec cette technique, assurer une maximisation de ses gains. Avec un ticket plus cher, 2 € pour un tirage contre 1,20 € pour deux tirages auparavant, il fallait bien trouver un moyen d’attirer les joueurs.

lundi 3 novembre 2008

Formation des croupiers

Le nombre de croupiers ayant suivi une véritable formation, dans une école spécialisée appropriée est rare et de plus en plus demandé. La pénurie de croupiers est un problème à laquelle deux anciens employés de casino ont décidé de réfléchir et de trouver une solution. C’est maintenant chose faite, avec la création d’une école spécialisée dans la formation des croupiers de casino et qui a vu le jour fin septembre dans un canton de Suisse.

Cette école privée est née à Sion et ses créateurs sont Carlos Pires et Filipe Soares. Carlos Pires a commencé sa formation à Crans-Montana en Suisse et a bénéficié des cours d’une école anglaise connue et pointue en matière de discipline. Ayant gravi les échelons, il se positionnera très vite parmi les membres de la direction du casino suisse, où il a compris l’enjeu de ne pas trouver facilement de bons croupiers formés, ce qui n’existe tout simplement pas en Suisse. La pénurie de croupiers est un problème en soi et porte préjudice d’une certaine façon à nombre d’établissements de jeux. Carlos Pires s’associe donc à Filipe Soares qui, même si son parcourt est moins long que celui de son acolyte, sera tout aussi intense et il commencera au Kosovo, puis en Hongrie avant d’arriver en Suisse.

Cette école a pour but de former véritablement de nouveaux croupiers au monde des jeux d’argent, de la façon la plus drastique qui soit, en termes de discipline, de rigueur et de maîtrise. Les cours qui y sont dispensés sont de l’ordre de quelques trois cents cinquante heures, en théorie et en pratique, dans des casinos reconstitués, pour permettre aux croupiers d’être en situation. Les élèves sont filmés et leurs attitudes analysées, pour mettre en exergue leurs défauts et leurs qualités et les aiguiller en fonction. Prestance, maîtrise de soi, rigueur et aptitude à une très grande concentration, sont autant de paramètres que l’on demande à un bon croupier. L’objectif principal de cette école est de former pour le moment une soixantaine de joueurs en herbe, chaque année, et les cours dispensés portent sur les règles traditionnelles de jeux, tels le poker, la roulette, le black jack, mais aussi sur la façon de manipuler les cartes, la boule et les jetons. Tout un programme concerne également la communication des croupiers, avec les joueurs et leur aptitude à déceler les arnaqueurs qui ne manquent malheureusement pas.

Ouvrir cette école n’a pas été simple et après des mois de tergiversations, l’autorisation d’exploitation et de délivrance du diplôme de croupier est reconnue par la Commission Fédérale des Maisons de Jeux, ainsi que par la Fédération des casinos suisses. D’ici quelques temps, il se pourrait que d’autres formations complémentaires soient dispensées, notamment concernant les métiers de techniciens en machines à sous ou bien d’opérateurs en vidéo.