mardi 30 septembre 2008

Qatari Diar investit dans la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes

Qatari Diar est un fond d'investissements qui s'intéresse de près au fleuron des casinos monégasques et français. Qatari Diar a fait la une des pages des quotidiens monégasques en juillet et août 2008 quand son PDG voulait obtenir 30,4% de la Société des Bains de Mer (SBM). Les actionnaires de la SBM ne l'entendait pas de la même oreille notamment le Prince Albert de Monaco, principal actionnaire de la SBM. Véritable institution à Monaco et premier employeur dans la principauté, la SBM a rejeté l'offre, pourtant alléchante, de la société Qatari Diar qui était prête à payer 275 euros par action. Cette dernière vient de s'emparer de 22,7% du capital de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes (SFCMC). Ce coup de maître permet au Qatar de s'imposer dans le paysage de la Riviera française en achetant des parts de la SFCMC qui possède deux hôtels et deux casinos. Le palace l'Hôtel Majestic se trouvant sur la Croisette à deux pas du Palais du Festival ainsi que le Gray D'Albion sont très prisés par la clientèle aisée venant du Moyen-Orient. Avec cette participation du Qatar, la clientèle des pays du Golfe devrait venir en plus grand nombre dans ces palaces dont les prix dépassent l'entendement.

Qatari Diar ne compte pas se limiter à cette part du cinquième du capital mais compte le monter à 40% dans le futur. Dominique Desseigne, actionnaire à hauteur de 70% de la SFCMC, se réjouit de cet argent frais qui entre dans les caisses bien que le montant de la transaction n'ait pas été divulgué. On imagine bien que la somme déboursée est collosale.

Qatari Diar a investi pas moins de 60 milliards de dollars en l'espace de trois ans seulement et sa conquête dans divers secteurs d'activité est loin d'être terminée.

jeudi 11 septembre 2008

Jeu en ligne: La FDJ anticipe la concurrence

Le monopole d’Etat de la Française des Jeux (FDJ) et du PMU sont remis en question à compter du deuxième semestre 2009, date à laquelle les opérateurs de jeu en ligne seront légaux en France. Bien évidemment, l’ensemble des opérateurs de jeux de casino en ligne, salles de poker virtuelles ou sites de paris sportifs ne recevront pas le fameux sésame du comité en charge de l’étude des opérateurs mais une infime partie. Pour proposer ses services en lignes, les opérateurs devront obtenir la licence française après une décortication des données internes de l’entreprises et un cahier des charges strict.

La FDJ a anticipé cette concurrence et modernise le loto après dix ans de « rigidité ». Aucune nouvelle formule du loto n’a vu le jour depuis une décennie et il va sans rappeler que le loto est l’un des jeux phares de la FDJ. En effet, le loto arrive en seconde position des jeux de la FDJ après le Rapido qui connaît un succès impressionnant de par le laps de temps court entre la validation d’un ticket et son résultat. De plus, toute les cinq minutes un tirage a lieu alors que les tirages de loto se font deux fois par semaine, le mercredi et samedi. La nouvelle formule du loto (date de début du lancement le 6 octobre 2008 ndlr) a changé la fréquence des tournois puisqu’ils auront lieu les lundis, mercredis et samedis. Un numéro chance permettra aussi de rembourser la mise du ticket si ce numéro a été coché par le joueur. Et ce, un seul tirage au lieu des deux tirages traditionnelles se feront non plus sur la chaîne privée de TF1 mais sur la chaîne publique nationale…France2.

Le PDG du groupe, Christophe Blanchard-Dignac, compte attirer avec ce « Loto nouveau » pas moins de trois millions de joueurs supplémentaires et augmenter le chiffre d’affaires de 20% en deux ans. Faut dire que l’interdiction de fumer dans les lieux publics notamment les bars a entraîné une baisse de 20% dûe aussi aux problèmes financiers des français. De plus, le loto n’est pas en super forme et cette nouvelle formule a justement été mise en place pour faire redécoller le chiffre d’affaires. Seul le jeu du Millionaire se porte à merveille.

La FDJ a déboursé 15 millions d’euros pour cette opération « rajeunissement » qui devrait faire repartir à la hausse le chiffre d’affaires qui a diminué de 2% de janvier à août 2008. L’Etat détient 72% du capital de la Française des jeux et des milliards vont directement dans les caisses de l’Etat chaque année. Cette poule aux œufs d’or compte encore engraisser les caisses de l’Etat avec notamment cette nouvelle formule du loto.

Quant au jeu en ligne, la FDJ ne compte pas rester les bras croisés et s’intéresse de près à cette niche fort intéressante. Les joueurs amateurs de paris sportifs peuvent aujourd’hui faire leurs pronostics de paris sportifs sur « Côte & Match », « Côte & Score » ou encore « Loto Foot 7&15 ». Le premier semestre 2008 est plus satisfaisant que l’année 2007 entière. En effet, les six premiers mois 2008 ont enregistré sur les paris sportifs pas moins de 250 millions d’euros, chiffre supérieur à l’année 2007, ce qui est encourageant pour le deuxieme semestre de cette année

La FDJ compte attirer 800 000 inscrits supplémentaires de plus pour atteindre les 2 millions contre les 1,2 millions actuels. Quant au poker online, la FDJ est sceptique de se lancer sur ce marché fort concurrentiel dont certaines salles ont fait état de dysfonctionnement dans leur sécurité. Il se pourrait que si la demande en paris hippiques soit forte, la FDJ fasse un partenariat avec le PMU. D’ici là, on a le temps de voir comment les choses évolueront au fil du temps.