dimanche 15 février 2009

Le Secrétaire Général aux Affaires Européennes entendu sur l’affaire Unibet

Fâcheuse histoire que celle des mises en examen de dirigeants de sites de jeux et paris en ligne, lesquelles se sont enchaînées et on fait l’objet de demandes d’annulation. Rappelons un peu les faits : en 2007, Petter Nylander, PDG de Unibet et son ex-vice président Didier Dewyn, anciennement dirigeant de Misterbookmarker, ensuite racheté par Unibet, font l’objet d’un mandat d’arrêt européen lancé par la France, elle-même poursuivie par la Commission Européenne pour non respect de la législation sur les jeux en ligne. Petter Nylander, suédois, est accusé d’infraction au monopole français sur les jeux. Pour Unibet, c’est la France qui ne respecte pas la règlementation européenne des jeux et les principaux déclencheurs de ces arrestations en sont PMU et la Française Des Jeux – FDJ – les seuls ayant le monopole des jeux et paris dans l’hexagone. C’est en janvier 2008 qu’un supplément d’information est requis quant à la place et à la conformité exacte de la FDJ par rapport à la législation européenne en matière de jeux et paris avant que le cas de recours de Didier Dewyn ne soit examiné.

Aujourd’hui, à la demande de la cour d’appel de Versailles, Gilles Briatta, Secrétaire Général aux Affaires Européennes et Conseiller Europe auprès du Premier Ministre, sera auditionné suite à cette affaire et entendu par le Juge d’Instruction en charge, au TGI de Nanterre, ce que corrobore l’Association Européenne des Jeux et Paris, l’EGBA, ravie d’une telle décision.

A la veille de l’ouverture des jeux et paris en ligne, qui devrait intervenir fin 2009 ou au plus tard début de l’année prochaine, il est urgent de s’entendre sur les règles, mais aussi de mettre en conformité le droit français et le droit communautaire en matière de jeux d’argent et de paris. Le gouvernement français, quant à lui, devra se pencher sérieusement sur le devenir des monopoles de la FDJ et du PMU qui posent bien des soucis, surtout avec l’ouverture prochaine à une large concurrence qui s’est déjà imposée sur notre territoire. Avec l’arrivée des opérateurs français gageons que nous allons assister à une véritable explosion des jeux et paris. Encore faut-il que la loi soit la même pour tous…

lundi 9 février 2009

Joacasino de Santenay perd des points

Par rapport à la moyenne nationale, le casino Joacasino de Santenay n’a pas la cote. Moins treize pour cent sur une année pèse lourd dans le chiffre d’affaires et cette année semble être compromise, si on s’en tient à tous les éléments qui sont un frein pour les casinos de jeux d’argent. Même s’il n’est pas trop mal classé, sur les 197 casinos que comporte le territoire français, la chute de son chiffre d’affaires semble être néfaste et compromettre une situation déjà difficile, qui ne s’améliorera pas si on tient compte de l’ouverture des jeux et de l’arrivée d’une concurrence foudroyante fin de cette année. Mais il n’est pas le seul. Sa situation géographique pourrait expliquer cette diminution, si on écarte les éléments principaux qui ont joué en la défaveur des casinos. Situé dans un endroit de campagne, en Côte d’Or, cet établissement est moins fréquenté que le seraient un casino de Cannes ou de Deauville. Néanmoins, ceux-ci affichent aussi une perte sur l’année 2008 qui fait dire que la crise économique a terriblement impacté le pouvoir d’achat des joueurs français, sans compter les diverses lois instaurées par l’Etat qui ont porté un coup dur à ces établissements de jeux d’argent.

Les dirigeants des casinos, dans leur ensemble, ne savent pas exactement à quoi attribuer cette baisse du chiffre d’affaires, quel que soit l’établissement en France. Beaucoup parlent de l’interdiction de fumer, étant donné qu’un joueur fumeur a du mal à jouer sans sa cigarette. On associe généralement le jeu au tabac et tout l’intérêt du joueur disparaît si celui-ci ne peut s’en griller une au moment où il se concentre sur son jeu. Typique… Il y a également le contrôle des identités aux portes des casinos : mineurs et interdits de jeux sont apostrophés… D’où réduction du nombre de joueurs. On parle également de la concurrence sur internet qui cause des ravages et fait que les joueurs préfèrent, pour beaucoup, rester chez eux, et s’adonner à leurs préférences sur le web.

Devant ces éléments qui continuent d’être un frein pour les casinos, il a fallu trouver d’autres voies et s’orienter différemment pour augmenter le taux de fréquentation des joueurs et les motiver. C’est ce qui s’est passé pour l’établissement de Santenay qui n’a pas hésité à développer son parc de bandits manchots en investissant dans de nouvelles machines à un et à vingt centimes, afin de compléter la panoplie de machines à sous à 2€. Pour ce faire, les casinotiers investissent dans nombres de machines à sous progressives, ou bien à mises allant de un centimes à deux euros, histoire de donner aux joueurs l’envie de rester plus longtemps, tout en n’ayant pas le sentiment de perdre beaucoup d’argent. Espérons que ceci résoudra une partie des soucis du palace de Santenay, vieux de plus d’un siècle et lui permettra de connaître une année pas aussi difficile que celle à laquelle l’établissement se prépare.