Depuis que la loi anti-tabac a été instaurée en France, aucun casino n’y a réchappé, seuls le monde du casino en ligne échappe à cette loi. Malgré cela il semblerait que les établissements de jeux n’aient pas désempli ce soir là, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, quand on sait qu’ils sont nombreux à se plaindre des effets dévastateurs de l’interdiction de fumer sur leur chiffre d’affaires. Que ce soit à Enghien-les-Bains ou à Deauville, les casinos du groupe Lucien Barrière ont affiché complet, pour le plus grand plaisir des dirigeants de ces palaces. Malgré des menus à 170€ par personne en moyenne, pour l’apéritif et le dîner, ou bien à 290€, avec l’hébergement compris, pour Enghien, le taux de fréquentation a largement dépassé les espérances de chacun et ce, malgré la nouvelle loi interdisant de fumer dans les lieux publics. Plus que le jeu, c’est l’attrait de la fête qui a primé, avec ses menus alléchants, proposant caviar et champagne entre autres délices. Néanmoins, il semblerait que les dirigeants de casinos aient reconsidéré plusieurs points, quant à l’organisation et les tarifs proposés pour cette soirée. L’année qu’ils viennent de passer à pesé lourd en termes de coûts et d’inquiétude et le recul de leur chiffre d’affaires, qu’ils ont plus ou moins subi dans l’ensemble, les a obligés à se repositionner. Certains sont passés d’un piano-bar à un dîner aux chandelles gastronomique pour attirer plus encore la clientèle, le soir du 31 décembre…
C’est le cas du casino d’Amnéville, appartenant à l’empire Tranchant qui, comme tous les temples du jeu a connu une année quelque peu difficile. La crise économique, les nouvelles lois imposées par l’Etat, comme l’interdiction du tabac ou les contrôles d’identité à l’entrée des casinos, et bien entendu la vague de jeux sur le web, ayant déferlé tel un tsunami, ont fait chuter son produit brut des jeux (c’est la différence entre les mises et les gains des joueurs). Mais la terre ne s’arrête pas de tourner pour cet établissement bien classé, qui fête ses vingt années d’existence et qui a plein de projets en vue, comme l’agrandissement de son complexe et l’augmentation de son parc de machines à sous, d’ici deux ans tout au plus. Encourageant, quand on sait dans quelle déprime les casinos s’enfoncent…
Que ce soit Partouche, Barrière ou Tranchant, tous ont le même discours. L’année 2008 annonce des chiffres en net recul, allant de 15 à 20% selon les établissements et les causes de cette baisse sont quasiment identiques pour les dirigeants de ces groupes : crise économique, baisse du pouvoir d’achat, loi anti-tabac, contrôles d’identité dans les casinos, concurrence des sites de jeux sur internet bref… tous ces éléments ne jouent pas en leur faveur et sont la cause principale de cette morosité quasi latente. Cela se traduit par des licenciements, des fermetures ponctuelles de certains casinos, des pertes d’argent conséquentes et une fréquentation des jeux sur internet en nette progression. Les casinotiers tentent de limiter au maximum les effets de ces facteurs, à commencer par la réduction de coûts superflus, la réorganisation de leurs services, la cession d’actifs pour palier à leur endettement ou bien la demande d’une révision des taxes à reverser à l’Etat, celles-ci étant trop élevées.
On le sait, cette situation risque d’empirer en 2009 la crise s’annonçant bien plus importante, alors si rien n’est fait dans ce sens, il est indéniable que les casinos rencontreront de sérieux problèmes. La question que l’on peut se poser aujourd’hui est de savoir quelle est la part exacte de cette interdiction de fumer dans les casinos… Si on en croit les dires des dirigeants, elle est la principale cause de la baisse de la fréquentation des joueurs.
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