Celui qui est à l’origine des sites de jeux de casino, tel que PartyGaming, n’a d’autre solution que de payer la somme de trois cents millions de dollars que le Tribunal de l’Etat de New York lui réclame , s’il veut éviter deux ans d’emprisonnement. De cette façon, il espère obtenir l’indulgence d’un juge et en terminer avec une période de stress intense qui dure depuis trop longtemps.
En effet, la nouvelle vient de tomber comme un couperet : Anurag Dikshit, le milliardaire philanthrope indien est accusé d’avoir pris des paris illégaux et ne veut pas se mesurer à la justice américaine. Plutôt raisonnable… En effet, depuis 2006, le gouvernement des USA veut mettre un terme aux sites de jeux en ligne et les obliger à fermer, conformément à la loi UIEGA, interdisant tous flux financiers. C’est le cas des sites en ligne Partypoker et Ongame, pour ne citer qu’eux. En parallèle de ces fermetures, d’autres sites de poker en ligne profitent de la situation et au moyen de capitaux privés, se développent au grand dam de la loi. Avant 2006, de nombreux sites tels que Sportingbet, PartyPoker ou 888 font la joie des joueurs et même si les tentatives des pouvoirs publics de mettre fin à ces actions illégales sont grandes, il est très difficile d’accéder à des sociétés qui élisent domicile dans des paradis fiscaux, opèrent depuis des pays différents, ont des actionnaires multiples et sont soumises à des règles différentes de droit international. Bref, c’est un imbroglio quasiment impossible à contrôler.
La société PartyGaming connue pour son site PartyPoker, jusque là le plus gros en ligne, avant l’adoption d’une loi interdisant les jeux d’argent sur internet en octobre 2006. En juin 2008, après plusieurs années à attirer illégalement les joueurs américains, elle a su réagir à temps, dès la promulgation de la loi UIGEA et sortir du marché américain.
Anurag Dikshit co-fondateur de ce groupe anglais, entre autres nombreux sites, a plaidé coupable devant la justice américaine. Détenteur de 32% de PartyGaming, il reconnaît ses torts et donne son accord pour payer l’amende qui lui est demandée. Deux autres actionnaires de cette société, possédant 14% des parts chacun, non concernés par cet accord, n’ont aidé en rien le tribunal dans la résolution de ce dossier. Ils espèrent par ailleurs, avec le nouveau président américain Obama, plus de clémence et une légalisation des jeux en ligne.
On ne connait pas l’issue d’une telle décision. Ce ne peut être, pour le moment, qu’une façon de décourager les sites de jeux illégaux en ligne et pourquoi pas, d’aller vers une libéralisation prochaine, à l’image de celle qui aura lieu en France à l’aube de 2010 ? Pour le moment ce qu’on sait, c’est que l’UIEGA (Unlawful Internet Gambling Enforcement Act) a mis en place une règle, à savoir que les banques devront réguler les flux d’argent en provenance des sites de jeux en ligne et notamment de poker.
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